Publié le 17 Octobre 2016

Deux rendez-vous prévus:
-  18h devant la marie de Morlaix le 1er jour de tentative d'expulsion (ou 18h à la mairie de Brest ou 18h à la préfecture de Quimper)
-  le lendemain à 10h au parking des impôts de Morlaix ou 10h30 au Roch' Tredudon (ou 10h30 au parking de Kerfeutras à Brest ou 10h30 à l'espace associatif derrière la gare à Quimper) pour partir en plusieurs convois finistériens en direction de Pont de Buis, commune où se situe l'usine Nobel Sport de production des armes notamment de la police. 
 
Pour vous tenir au courant des événements 

Rédigé par Collectif du Pays de Morlaix contre l'aéroport de Notre Dame des Landes

Publié le 10 Février 2016

L’appel entier à manifester est consultable sur la page https://www.acipa-ndl.fr/actualites/divers/item/628-appel-notre-dame-des-landes-samedi-27-fevrier-2016-mobilisation-generale :

Face aux menaces du gouvernement, le mouvement anti-aéroport est plus dense et vivant que jamais. En témoignent la mobilisation en urgence de 20 000 personnes et près de 500 tracteurs sur le périphérique nantais le 9 janvier, les actions de blocages et mobilisations paysannes qui ont suivi, le rassemblement devant le tribunal de Nantes et les multiples manifestations dans des dizaines d'autres villes en France et au-delà.

Le 25 janvier, le juge des expropriations a prononcé l'expulsion des paysan-ne-s et habitant-e-s légaux de la ZAD : immédiate pour les exploitations agricoles, sous deux mois pour les habitations. Les quelques 200 nouvelles personnes qui, depuis 2007, se sont installées sur la ZAD pour y vivre et la protéger, sont, elles aussi, susceptibles d'être délogées par la force. La décision de passer à l'acte est aujourd'hui entre les mains du gouvernement.

Toutes les composantes de la lutte appellent donc à une journée de mobilisation massive et générale le 27 février. Cette journée aura pour mot d’ordre l’arrêt des menaces d’expulsion sur les paysan-ne-s et habitant-e-s de la ZAD, ainsi que l’abandon définitif du projet d’aéroport.

Nous nous rassemblerons le 27 février en fin de matinée, précisément là où les travaux sont censés commencer, pour y faire la démonstration concrète de notre capacité à les bloquer. Nous convergerons ensuite vers une grande fête pour l'avenir de la ZAD. Les différentes heures exactes de rendez-vous et points de départ des cortèges seront précisés par la suite.

CAR de MORLAIX :

Départ :

Morlaix, parking du centre Leclerc, 7h (à ajuster suivant consignes des organisateurs)

Retour :

départ de Notre Dame des Landes environ 16h / Arrivée Morlaix parking Leclerc à environ 20H (à ajuster également)

Prix :

pour l'instant : 16,62€ si nous arrivons à remplir le car.
On aimerait se situer entre 12€ et 15€ et même moins, surtout pour les porte-monnaie les plus plats.
Pour cela nous allons:

1) Jeter un oeil dans la caisse du comité

2) Faire appel aux associations et organismes qui nous ont déjà soutenus par le passé. Merci encore à elles.

3) Et puis chacun d'entre nous a, s'il le souhaite la possibilité d'offrir une place ou partie d'une place sur le même principe que les cafés suspendus.
Explication : Depuis quelque temps déjà, un client qui dans un café commande un café peut s'il le souhaite payer 2 cafés afin que quelqu'un d'autre moins argenté puisse aussi bénéficier d’un café.
On appelle le second café "le café suspendu" car il est payé et n'attend plus que quelqu'un vienne profiter de ce généreux geste. Ça peut être juste la monnaie de son café.

De même, que vous preniez le car ou non, vous pouvez si vous le souhaitez offrir une place ou une demi place ou même ¼ à quelqu'un qui, sans votre soutien, ne pourrait se permettre de payer cette place

Certaines personnes sont très motivées par la lutte, mais travaillent trop, ou le samedi, ou ne sont pas assez en forme pour faire cette journée (très calme au demeurant, mais une journée quand même, avec de la marche). D’autres ont plus de temps, ou choisissent de le prendre, ou sont plus en forme, mais n’ont pas trop les moyens. Les 1ers peuvent éventuellement participer au financement du voyage pour les 2°. Anonymement ou non. On pourrait appeler ça « manifester par procuration ».

Il suffira de nous le dire lors de votre inscription et nous nous engageons à faire profiter de cette aide ceux qui en ont le plus besoin.

Réservation des places obligatoire :

renseignements et réservations au 06 78 37 19 19 / 09 51 59 60 38 ou par mail carmorlaixnddl@free.fr

Les paiements se feront dans le car en espèces ou par chèque.

Merci de donner vos coordonnées complètes : Nom, tel, mail, commune de départ (pour les covoiturages menant au lieu de rdv). Quand vous inscrivez plusieurs personnes merci de nous donner le nom et prénoms de chacun(e), obligatoire pour liste du chauffeur en cas d'accident ou contrôle.
A bientôt !

Paulette et Anne pour comité soutien Morlaix

 

Rédigé par Collectif du Pays de Morlaix contre l'aéroport de Notre Dame des Landes

Publié le 18 Mars 2015

Par Célia Izoard et Matthieu Amiech

Était-ce de l’ironie ? Le 6 mars, jour même où la Zone À Défendre (ZAD) de la forêt de Sivens a été une nouvelle fois évacuée par la police, Manuel Valls s’est inquiété du « silence de la société et des intellectuels » devant la montée de l’extrême-droite (cf. Le Monde du 7 mars). Vue du Tarn, où les opposants à la construction du barrage de Sivens ont été pendant tout le mois de février confrontés à des pratiques d’inspiration fasciste, la déclaration du Premier ministre apparaît comme une insolente provocation. Car c’est bien sur une frange de l’extrême-droite que son gouvernement s’est appuyé pour affaiblir la lutte contre le projet de barrage et faciliter l’évacuation de la ZAD du Testet. Pour rendre intelligible cette affirmation, un bref retour sur des faits peu médiatisés est nécessaire.

À partir du weekend du 31 janvier dernier, de petits groupes d’hommes commencent à bloquer l’accès de la ZAD à tous ceux qui veulent s’y rendre. Pour couper le contact entre les zadistes et leurs nombreux soutiens dans la région, ces groupes n’y vont pas de mainmorte : ceux qui apportent des vivres aux défenseurs de la forêt sont dévalisés de leur chargement ; d’autres se retrouvent les pneus crevés, la voiture dans le fossé ou même renversée sur le toit, faute d’avoir fait profil suffisamment bas ; tous sont ouvertement menacés, et parfois suivis quand ils s’éloignent des barrages de ces « pro-barrages ».

C’est ainsi que le maire d’une petite commune du Sud du Tarn, Patrick Rossignol, venu participer à une discussion sur la ZAD le 1er février, est « filé » de Sivens jusqu’au centre-ville de Gaillac. Y ayant garé sa voiture le temps d’une réunion, il retrouve à la sortie son pare-brise éclaté. Dans le témoignage qu’il a fait tourner sur internet, il relate aussi comment le groupe de militants gaillacois venus l’accompagner à la gendarmerie pour porter plainte, quelques minutes plus tard, est attaqué à la barre de fer par des « pro-barrages » ; les gendarmes ne daignant sortir de leur bâtiment qu’au dernier moment, alors que les faits se déroulent juste sous leurs fenêtres.

Tout au long du mois, les participants à la lutte contre le barrage sont fréquemment menacés et molestés en présence des forces de l’ordre (les zadistes, eux, ont la chance de l’être sans témoin dans la forêt, à toute heure du jour et de la nuit). Les gendarmes se présentaient aux abords de la ZAD en mission d’interposition, mais leur connivence avec les « pro-barrage » était grossière. Dimanche 1er mars, un jeune homme tentant de gagner la ZAD en soirée se voit ainsi barrer la route et sommer de descendre de son camion, lequel est promptement incendié sous les yeux des gendarmes. Ceux-ci se disant trop peu nombreux pour s’y opposer, ce qui les empêchera même de dresser un procès-verbal… Mercredi 4 mars, enfin, les forces de l’ordre qui encerclaient le site pour empêcher tout renfort et tout approvisionnement aux zadistes laissent les « pro-barrage » (plus nombreux à ce moment-là) déferler sur le campement d’opposants, où les témoignages font état de chasses à l’homme, de saccage et d’incendie, jusqu’à des cabanes abritant des animaux (voir les reportages du site Reporterre.net).

Cet effrayant élan de citoyenneté active a d’abord été mené sans étiquette politique visible, si ce n’est les brassards « anti-pelluts » (anti-chevelus) qu’arboraient les « pro-barrages ». Dans la presse locale, ces petits groupes pratiquant l’intimidation étaient présentés comme des « agriculteurs du coin en colère » ; mais les gens qui les connaissent les disent électeurs voire militants du Front National, et pas tous agriculteurs. Les sites internet revendiquant ces actions tiennent un discours de droite dure (anti-chômeurs, anti-étrangers) agrémenté de menaces de mort contre les zadistes. L’un des animateurs du blog Testet.sivens.com serait contributeur du journal Boulevard Voltaire. Sur place, certains 4×4 arboraient des écussons du Front national. En assumant publiquement l’organisation d’une semaine de blocage de la ZAD à compter du 2 mars, la FNSEA (qui avait depuis plusieurs mois encouragé l’action de ces « ultras » au niveau local), a apporté sa caution officielle à des pratiques crapuleuses. En ne les dénonçant pas, le gouvernement de Hollande et Valls leur a aussi donné son approbation.

En fait, pour tous ceux qui ont été confrontés à cette offensive, la situation a ceci de troublant qu’on ne sait pas dire si la police était en soutien des « pro-barrage » civils ou si ce sont ces miliciens qui ont aidé la police à réprimer une occupation insupportable, aussi bien aux yeux des barons du Conseil général du Tarn qu’à ceux du Premier ministre.

Par ailleurs, le contraste est assez frappant entre l’extrémisme des moyens employés pour remettre la forêt de Sivens à disposition des bétonneurs, et le caractère consensuel des arguments servant à justifier ce coup de force. Prenons l’appel des Jeunes Agriculteurs de Midi-Pyrénées aux agriculteurs FNSEA de toute leur région (28 février) : « La comédie n’a que trop duré. Il faut passer d’une phase ou les “anti-tout” peuvent tout bloquer à une phase de développement responsable où les projets économiques structurants pour nos territoires peuvent être engagés et réalisés. Au-delà de cette retenue sur le Tescou, c’est l’enjeu global de Sivens. » Voilà un mot d’ordre auquel personne dans la classe politique ne saurait s’opposer, à part peut-être Jean-Luc Mélenchon quand il va à la pêche aux voix en masquant son vieux fond productiviste. Le secrétaire d’État à la Réforme territoriale, André Vallini, n’a-t-il pas déclaré récemment « Pour que la France reste la France, nous devons continuer à construire des aéroports, des barrages, des autoroutes, des lignes de TGV, des équipements de tourisme » ? Mais cela pourrait être François Bayrou, Xavier Bertrand ou Marine Le Pen.

Cela veut dire qu’en allant bastonner dans le froid et la pluie les jeunes chevelus qui tentent concrètement de rendre un autre monde possible, les miliciens du FN et de la FNSEA défendent les intérêts de l’élite politico-économique qu’ils disent honnir. Celle-ci continue généralement de se présenter comme modérée et démocrate, mais elle peut apparemment compter sur des hommes de terrain pour empêcher, par tous les moyens nécessaires, qu’émergent des alternatives idéologiques et pratiques au développement industriel, à la société de croissance et à son inévitable saccage, humain et écologique. On est là au cœur de l’identité historique de l’extrême-droite – au-delà de ce qu’elle charrie évidemment de chauvinisme et de xénophobie, au-delà des votes essentiellement protestataires qui font son succès électoral : l’extrême-droite s’enracine dans la société quand les classes dirigeantes sont contraintes de lui confier un rôle dans le maintien de l’ordre, c’est-à-dire la répression de mouvements anti-capitalistes et la pérennisation des affaires courantes (que le business puisse continuer as usual). Ce rôle est en général tenu par des individus et des groupes qui devraient aussi s’en prendre au système économique, car celui-ci s’apprête à les broyer, mais qui pour tout un ensemble de raisons, personnelles et sociologiques, se rangent du côté de l’ordre – le leitmotiv des « pro-barrage » pendant toutes ces semaines était « nous demandons à l’État d’appliquer la loi » … quitte bien sûr à exercer cette pression en piétinant nombres de lois.

Au moment où l’État français s’engage dans une gigantesque opération de com’ environnementale, qui culminera en décembre prochain avec la conférence Paris Climat, il est crucial pour lui d’étouffer la voix qui se fait, poussivement mais avec insistance, entendre depuis quelques années en France et ailleurs, notamment à travers les luttes contre les grands projets utiles au capitalisme : seul l’arrêt du développement industriel, suivi d’un inventaire poussé dans notre civilisation de machines, peut nous rendre l’espoir d’un monde vivable, socialement et écologiquement. Cela implique bien sûr un changement politique immense que nos élites veulent conjurer à tout prix, en jouant sur les peurs et les contradictions au sein du peuple.

Si l’ambiance était plus légère ces temps-ci, on pourrait rire longuement de cette fanfaronnade de Manuel Valls en vue du sommet de décembre : « Comme la France des Lumières a su montrer un chemin, le modèle environnemental français doit inspirer le monde. C’est en quelque sorte un nouvel universalisme que nous devons proposer. » Après les derniers rebondissements du conflit de Sivens et le blanc-seing donné par le gouvernement à la FNSEA, on sait donc que le Diderot du XXIe siècle s’appelle Xavier Beulin, et que le nouvel universalisme français consistera à encourager partout sur la terre l’usage de pesticides dans les mêmes quantités que chez nous.

Trêve d’ironie grinçante : pour les nombreux habitants de la région de Sivens qui se sentent meurtris par les derniers événements, comme ils l’avaient été par la mort de Rémi Fraisse il y a 4 mois, tout n’est pas encore joué. Le barrage reste à construire et peut donc être empêché. Mais nous savons désormais jusqu’à quelles extrémités les défenseurs de cet ouvrage sont prêts à aller – nombre d’articles de presse sur la réunion du Conseil Général le 6 mars attestent d’ailleurs que certains élus tarnais n’ont aucune intention de construire un barrage plus petit que celui initialement prévu.

Matthieu Amiech est un des éditeurs du recueil Sivens sans retenue (La Lenteur, 2015) et Célia Izoard est traductrice et journaliste. Tous deux habitent le Tarn et sont opposés au projet de barrage sur le Tescou.

Rédigé par Collectif du Pays de Morlaix contre l'aéroport de Notre Dame des Landes

Publié le 18 Mars 2015


Saint Nazaire, 25 mars 2015, 10h, au tribunal

Le 25 mars prochain se tiendra au tribunal de Saint Nazaire une procédure d’expulsion contre une famille d’habitants du Limimbout, village situé en plein cœur de la ZAD. Nous voyons dans cette nouvelle offensive un acharnement des porteurs du projet d’aéroport contre les habitants de la zone, et nous tenons à ce propos à rappeler quelques vérités :

En juillet 2012, suite à une grève de la faim menée dans le centre ville de Nantes par les opposants au projet, un accord a été entériné entre ces derniers et le gouvernement protégeant les habitants de la zone titulaire d’un statut avant la DUP de 2008, soit 10 maisons d’habitation, jusqu’à la fin des recours juridiques. La famille qui va passer en procès le 25 s’inscrit dans le cadre de cet accord. Aussi, cette nouvelle action en justice nous apparaît comme un passage en force et une provocation de plus des porteurs du projet. Ce n’est d’ailleurs pas la première, elle prolonge une longue série de cinq convocations adressées à cette même famille depuis juillet 2012.

Des fausses déclarations de l’ancien propriétaire du bâtiment, assurant avec la complicité de l’état et du notaire, que la maison était vide au moment de la vente, construisent aujourd’hui l’argumentation juridique des porteurs du projet. Au prétexte de non paiement de loyer, AGO tente de justifier l’expulsion de ces habitants. En réalité, c’est leur engagement soutenu dans la lutte contre l’aéroport qui dérange. Nous ne sommes pas dupe des manœuvres orchestrées par l’accusation, et pointons leurs incohérences.

C’est pourquoi, nous dénonçons catégoriquement ces tentatives d’intimidations et rappelons notre détermination à poursuivre notre lutte et à continuer d’habiter et de faire vivre la zone pour les années qui viennent. Par conséquent nous invitons tous les opposants au projet d’aéroport à venir soutenir la famille Herbin devant le tribunal de Saint Nazaire, le mercredi 25 mars 2015 à 10h. Un départ en convoi est prévu de la ZAD à 8h30 au départ des Ardillères.

Nous ne lâcherons rien.

L’ACIPA, COPAIN, l’ADECA, des occupants de la ZAD.

Rédigé par Collectif du Pays de Morlaix contre l'aéroport de Notre Dame des Landes

Publié le 20 Janvier 2015

Appel à une semaine de résistances

A Nantes, du 16 au 22 février - Manifestation samedi 21 février

Nous sommes tes voisin-e-s, tes collègues, tes ami-e-s.
Nous sommes de celles et ceux qui luttent contre les violences policières.
Nous sommes de celles et ceux qui résistent au saccage de la nature.
Nous sommes de celles et ceux qui refusent le racisme d'État, les contrôles au faciès, le harcèlement policier.
Nous sommes de celles et ceux qui subissent les politiques néolibérales.
Nous sommes de celles et ceux qui n'attendent pas les élections pour agir.

Le 22 février 2014, 50 000 personnes se rassemblent à Nantes contre l'aéroport et son monde. La manifestation, dynamique et populaire, est bloquée par des grilles anti-émeute et fait face à une répression féroce. Parmi les dizai
nes de blessé-e-s, au moins 3 personnes perdent l'usage d'un œil suite à des tirs de flashball. Nantes devient la capitale des mutilations policières.


Dans les mois qui suivent, plusieurs dizaines de personnes sont inquiétées par la justice du fait de leur participation à la manifestation. Pour la plupart d'entre elles, des rafles au petit matin mènent à des procédures expéditives, qui se soldent par de sévères condamnations – jusqu'à 18 mois de prison ferme. Le message est clair : celles et ceux qui résistent s'exposent à être blessé-e-s ou incarcéré-e-s.

Dans la nuit du 26 octobre, la gendarmerie tue un manifestant de 21 ans lors d'un rassemblement contre le barrage de Sivens, dans le Tarn. Pendant plusieurs semaines, un mouvement de solidarité se répand dans toute la France. A Nantes, Rennes, Toulouse et ailleurs, des manifestations réunissant plusieurs milliers de personnes sont interdites de fait par les préfectures qui militarisent les centres villes avec des centaines de policiers armés. Plusieurs personnes sont blessées, d'autres condamnées.
Ces stratégies policières ont précédemment été expérimentées à grande échelle lors des révoltes dans les quartiers, notamment à Villiers-le-Bel en 2007, inaugurant l'utilisation d'hélicoptères, de nouvelles armes policières et le quadrillage militaire du territoire. Les mouvements de résistances sont multiples et divers : ici une occupation de sans-papiers, là-bas des cabanes dans une forêt, ailleurs une confrontation avec la police.

Ce mouvement est l'occasion de rappeler que chaque année, des dizaines de personnes sont tuées ou blessées par la police, essentiellement dans les quartiers populaires, ou dans les luttes. Plus de 40 personnes ont perdu un oeil ces dernières années, touchées par des tirs policiers. Malgré la répression, les mois qui viennent de s'écouler montrent nos capacités à construire des solidarités, à nous organiser, que ce soit sur les ZAD ou au cœur des métropoles. Il ne tient qu'à nous de renforcer ces dynamiques, ici comme ailleurs.

A l'aube de l'année 2015, une série d'attentats préfigure un renforcement considérable des dispositifs sécuritaires. Nous refusons que le choc suscité par ce drame serve à alimenter l'islamophobie et à renforcer l'impunité des forces de l'ordre. Les gouvernants qui défilent pour la liberté d'expression sont les mêmes qui font la chasse aux migrants et les enferment dans les Centres de Rétention Administrative.
Un an après la démonstration de force et de solidarité du 22 février, alors que le gouvernement rappelle sa volonté de construire l'aéroport et d'expulser les opposant-e-s, retrouvons-nous à Nantes pour affirmer notre solidarité avec les ZAD et notre refus des violences d'État, qu'elles soient économiques, sociales ou policières.

Contre le bétonnage du bocage et la militarisation de nos villes, occupons la rue.

Tou-te-s concerné-e-s, tou-te-s solidaires : rencontrons-nous, organisons-nous, luttons uni-e-s dans notre diversité.


- Du 16 au 21 février :
Semaine de débats – « violences policières, sociales, économiques : quelles résistances ? », en présence d'invités

- Samedi 21 février :
12h30 Pique-nique - 14H manifestation - 18H bouffe/débat/concert

- Dimanche 22 février :
Journée d'échanges

Rédigé par Collectif du Pays de Morlaix contre l'aéroport de Notre Dame des Landes

Publié le 24 Décembre 2014

Tribune d'un Collectif de juristes

Nous dénonçons la dérive du droit de l’environnement opérée par le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Dérive du droit, tout d’abord. Les opposants à l’aéroport ont récemment déposé plusieurs recours contre des arrêtés préfectoraux portant gravement atteinte aux libertés fondamentales sur la zone projetée du futur aéroport, et permettant un quadrillage permanent des villages concernés avec force barrages de police et fouilles systématiques de véhicules.

Ces recours, pourtant déposés en référé, n’ont même pas fait l’objet d’une audience et n’ont par conséquent pas pu être jugés. Il s’agit ici d’une stratégie délibérée de la préfecture de Loire-Atlantique, consistant à prendre plusieurs arrêtés successifs et de courte durée, afin de faire échec à tout recours effectif devant les tribunaux.

Cette stratégie fait partie de l’arsenal juridique typique des projets que l’on entend faire passer en force.

Les pouvoirs publics dans une dérive de la pratique du droit de l’environnement

Rappelons que ce projet date des années 60 et avait pour but d’accueillir le Concorde, fleuron à l’époque de l’industrie française. Le lieu a été définitivement retenu au début des années 70. A cette époque, nul n’osait se soucier de la préservation des zones humides ou encore du dérèglement climatique. Depuis le temps, de l’eau et bien des textes législatifs protégeant l’environnement ont coulé sous les ponts.

Au siècle dernier, nous avons vu disparaître sous nos yeux, et sans que cela ne semble choquer personne, la moitié de nos zones humides. Nous savons maintenant que leur rôle dans la préservation de la biodiversité est primordial. Aujourd’hui, le droit international (la convention de Ramsar de 1971), le droit de l’Union européenne (la directive-cadre sur l’eau de 2000) et le droit français (via le livre II du code de l’environnement) les protègent.

A l’époque, l’émission de gaz à effet de serre d’origine anthropique pouvait sembler nécessaire et sans conséquence notable sur notre environnement.

Aujourd’hui, tout un corpus de textes juridiques allant du droit international (le protocole de Kyoto et ses diverses déclinaisons), au droit de l’Union européenne (le paquet climat-énergie de 2008) ou encore au droit français (citons par exemple la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie de 1996) nous imposent d’économiser l’énergie et de ne pas encourager l’utilisation des énergies fossiles.

Une nécessaire révision du dossier

A tout cela s’ajoute le fait que, depuis le débat public qui a eu lieu en 2003 sur ce projet, de nombreuses données factuelles et juridiques ont changé.

Il est grand temps de revoir enfin ce projet, et de le questionner à nouveau à l’aune des grands principes gouvernant le droit de l’environnement : véritable participation du public, changement climatique, conciliation du développement économique avec la préservation des ressources naturelles, maintien des agriculteurs et de l’agriculture, arrêt de l’imperméabilisation des sols, etc….

Au lieu de cela, on essaie de nous imposer une méthode de compensation de la destruction des zones humides dite « fonctionnelle » inadéquate en regard de l’importance écologique de ces zones, et à peine a-t-on souligné l’absence de l’avis de l’autorité environnementale dans le dossier « eau » de Notre-Dame-des-Landes qu’un décret en supprime l’exigence pour les projets ayant trait à l’eau….

Ces facteurs, comme d’autres relevant de problématiques plus « classiques“(présence d’espèces protégées, et surtout inexactitude des données de l’enquête initiale et validité économique discutée du projet, etc) nous semblent impliquer une révision totale du dossier, notamment dans le cadre de la révision à venir du schéma national des infrastructures de transport (SNIT).

Signataires de l’appel :

• Raphaël Romi, professeur de droit, doyen honoraire, chaire Jean-Monnet de droit européen de l’environnement, université de Nantes ;

• Michel Prieur, doyen honoraire, président du centre international de droit comparé de l’environnement, Limoges ;

• Bernard Drobenko, professeur de droit, université du Littoral ;

• Dorian Piette, professeur de sciences économiques et sociales, IUT de Nantes ;

• René Hostiou, agrégé des facultés de droit, professeur émérite, université de Nantes ;

• Mary Sancy, professeure de droit de l’environnement, université de Nantes ;

• Marie Béatrice Lahorgue, maître de conférences à l’université de Poitiers ;

• Agathe Van Lang, professeure de droit, université de Nantes ;

• Jessica Makowiak, maître de conférences, Crideau, Faculté de droit, université de Limoges ;

• David Deharbe, maître de conférences, avocat, Lille ;

• Marie-Laure Lambert, maître de conférence en droit, CEJU, Aix-Marseille Université ;

• Béatrice Hagege-Raduta, maître de conférences en droit public, IUT de Saint-Denis, Paris XIII ;

• Emmanuel Cadeau, maître de conférences, université de Nantes ;

• François Féral, Professeur, président honoraire de l’université de Perpignan Via Domitia, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études ;

• Patrick Le Louarn, professeur de droit, université Rennes I ;

• Alexandre Faro, avocat, Paris ;

• Arnaud Gossement, docteur en droit, avocat ;

• Sébastien Le Briero, docteur en droit de l’environnement, avocat ;

• Romain Ecorchard, juriste en droit de l’environnement, association Bretagne vivante - SEPNB, réseau juridique de France Nature Environnement ;

• Blanche Lormeteau, doctorante en droit de l’environnement, chargée d’enseignement, université de Nantes ;

• Gaëlle Audrain Demey, doctorante en droit de l’environnement, allocataire, université de Nantes ;

• Alexis Toucheron, étudiant en M2 droit de l’environnement et du développement durable, coordinateur des Jeunes écologistes, Nantes ;

• Anne-Charlotte Moy, juriste en droit de l’environnement, Semences Paysannes ;

• Julien Mary, doctorant en droit de l’environnement, Nantes, juriste salarié.

Source : http://www.rue89.com/rue89-planete/2012/12/25/notre-dame-des-landes-le-droit-de-lenvironnement-mis-mal-238056

Rédigé par Collectif du Pays de Morlaix contre l'aéroport de Notre Dame des Landes

Publié le 16 Décembre 2014

Ce matin encore (le 2 décembre), à Nantes, Valls a affirmé que l'aéroport de notre dame
des landes serait fait. Pour s'en donner la possibilité, il a marqué une
nouvelle fois sa volonté de diviser le mouvement, pointant du doigt une
minorité violente, celle qui a commis l'affront de manifester dans la
rue suite au meurtre de rémi fraisse, dans des circonstances qui ne
peuvent que toucher n'importe qui ayant dû faire face à la police lors
des expulsions à Notre dame des landes. Il ajoute "qu'il ne confond pas"
cette minorité "avec ceux qui sont opposés à ce projet". C'est ce qui
s'appelle préparer le terrain puisqu'il sait qu'il serait beaucoup trop
risqué d'agir sans être parvenu à créer une brèche conséquente entre les
opposant-e-s.

Il n'y a rien de très nouveau là-dedans, mais on peut voir que certains
mettent une vigueur renouvelée depuis quelques semaines à tenter de
creuser cette brèche, avec tout le relais médiatique nécessaire.

La dépêche de 20 minutes mentionne d'ailleurs que "Plus tard, à la
mairie de Nantes notamment, le Premier ministre a également confié, de
manière informelle, sa détermination à procéder à l'expulsion de la ZAD
de Notre-Dame-des-Landes, même s'il reconnait que ça ne sera pas facile,
dès lors que les décisions de justice permettraient le démarrage des
travaux de l'aéroport."

En ce qui concerne les "fameuses décisions de justice" qu'il leur
faudrait encore attendre pour démarrer les travaux?
Le premier ministre dit : «Le Conseil d'Etat a rendu vendredi dernier
une importante décision rejetant les pourvois formés contre les
expropriations nécessaires au projet, a-t-il poursuivi. Les décisions au
titre de la loi sur l'eau et des espèces protégées doivent être rendues
dans les premières semaines de l'année 2015.» Les dépêches mentionnent
toutes que les travaux pourraient donc commencer après. Cela fait
plusieurs fois ces derniers mois que ces échéances et cette
interprétation qui est celle des pro-aéroports est donnée dans les
médias, sans que cela soit tellement remis en cause par les opposants.

Les déclarations d'ayrault, confirmées et enterrinées par les accords
vert-ps pris lors des municipales stipulent :
"Nous prenons acte ensemble de l'orientation du gouvernement de ne pas
débuter les travaux avant l'épuisement de tous les recours juridiques
actuellement déposés.". On peut et devrait pourtant interpréter
l'"épuisement de tous les recours" comme incluant de manière suspensive
les appels possible (ce qui implique potentiellement des délais
d'environ un an pour le premier appel puis d'encore 1 an devant le
conseil d'Etat).

Ne serait-il pas nécessaire de faire valoir visiblement cette
interprétation pour ne pas perdre la bataille politicio-médiatique
engagée par les pros pour imposer leur propre grille de lecture ?

On peut évidemment douter que le gouvernement soit prêt à se lancer dans
un nouvelle attaque de la zad de nnddl et qu'il ose démarrer les travaux
sans s'être débarrasser préalablement du "kyste", d'autant plus après la
mort de rémi Fraisse. Pourtant, on ne doit sans doute se croire trop
prémunis de la possibilité qu'il décide de tenter le tout pour le tout
dans des circonstances où la pression patronale augmente et le potentiel
contagieux de nddl se concrétise et avive la peur que beaucoup de leur
projets destructeurs puissent être enrayés. On peut estimer qu'en cette
affaire le gouvernement navigue à vue attentif aux possibilités de
fragiliser le mouvement et à la possibilité concomittante, en fonction
du contexte, de relancer la construction de l'aéroport. Dans les mois à
venir, il semble à ce titre important de trouver les moyens de rappeler
à Valls que la résistance déterminée à laquelle il aura à faire si il
revient sur le terrain, ne sera celle d'"une minorité", mais bel et bien
de tout ceux qui sont opposés au projet.

La dépêche de 20 minutes entre quelques dizaines d'autres, pour ceux qui
ne l'auraient pas lu :

POLITIQUE En déplacement à Nantes ce lundi soir, le Premier ministre a
exprimé un soutien sans faille au projet d'aéroport...


Nantes: Valls réaffirme sa «détermination à voir se réaliser» l'aéroport
de Notre-Dame-des-Landes


En déplacement à l'hôtel de région des Pays de la Loire, à Nantes, ce
lundi soir, le Premier ministre Manuel Valls a réaffirmé, sans
ambiguïté, son soutien au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

«Disons les choses simplement: la détermination de l'Etat et des
collectivités territoriales à voir se réaliser cet aéroport est intacte.
Il n'y a aucun changement dans la position du gouvernement», a déclaré
Manuel Valls aux élus et journalistes présents. Le Premier ministre a
d'ailleurs fait remarquer que le nouveau contrat de plan Etat-région
comporte 75 millions d'euros de crédits affectés à «la réalisation des
infrastructures routières pour la desserte de cet aéroport».
Il faudra attendre les recours

Pour autant, a-t-il précisé, «les travaux de réalisation de ce nouvel
aéroport sont suspendus dans l'attente des recours engagés contre le
projet, conformément aux engagements pris par Jean-Marc Ayrault en
février dernier».

«Le Conseil d'Etat a rendu vendredi dernier une importante décision
rejetant les pourvois formés contre les expropriations nécessaires au
projet, a-t-il poursuivi. Les décisions au titre de la loi sur l'eau et
des espèces protégées doivent être rendues dans les premières semaines
de l'année 2015.»
Les violences sont «le fruit d'une minorité»

Manuel Valls a ensuite appelé à «respecter la méthode et la procédure,
avec un grand souci d'écoute et de concertation». Avec également «la
volonté de condamner avec la plus grande énergie toutes les violences
qu'il y a eu ces dernières semaines» à Nantes.

«Ces actes sont inacceptables, surtout quand ils sont le fruit d'une
minorité que je ne confonds pas avec ceux qui sont opposés à ce projet»,
a-t-il estimé.

Plus tard, à la mairie de Nantes notamment, le Premier ministre a
également confié, de manière informelle, sa détermination à procéder à
l'expulsion de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, même s'il reconnait que
ça ne sera pas facile, dès lors que les décisions de justice
permettraient le démarrage des travaux de l'aéroport.

Rédigé par Collectif du Pays de Morlaix contre l'aéroport de Notre Dame des Landes

Publié le 2 Décembre 2014

Radis-nez-vous
Radis-nez-vous
Collectif de Morlaix contre l'aéroport et son monde
Rendez-vous mercredi 3 décembre à partir de 10h devant l'espace François Mitterrand à Pont-de-Buis pour une manif et un blocage de l'usine.

Départ en covoiturage de Morlaix aux impôts: 9h00.

Contre les violences d’État et toutes les répressions policières: Bloquons Nobelsport

Dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, la police a tué Rémi Fraisse alors qu'il manifestait contre le projet de barrage de Sivens, dans le Tarn. Cette mort en rappelle d'autres : Lahoucine Ait Omghar, tué par 5 balles policières le 28 mars 2013 ; Wissam El Yamni, tabassé à mort par des policiers le 9 janvier 2012 ; Amine Bentounsi, tué d'une balle dans le dos à Noisy-Le-Sec ; Abdelhak Goradia, mort dans le fourgon de police qui l'amenait du CRA de Vincennes à l'aéroport de Roissy en août 2014 ; et tant d'autres morts ou mutilés. Ces violences policières sont la partie visible des violences que l’État exerce contre la population.

A Pont-de-Buis dans le Finistère, l'usine Nobelsport fabrique des grenades lacrymogènes et des flash-balls qu'elle vend à l'armée et à la police. Cette entreprise privée est ainsi complice et actrice de la violence d'Etat.

Contre la violence d'Etat, sa police et ses armes : Bloquons l'usine Nobelsport

(info: étant classée seveso, la production de l'usine sera arrêtée d'office du fait de notre présence.)

Rédigé par Collectif du Pays de Morlaix contre l'aéroport de Notre Dame des Landes

Publié le 31 Octobre 2014

Rémy, 21 ans, est mort dans la nuit de samedi à dimanche à Sivens. Selon plusieurs témoignages convergents, il s'est écroulé à quelques mètres du camp retranché de la police, atteint par un tir au niveau de l'épaule, avant d'être immédiatement ramassé par la police. S'agissait-il d'un flash-ball ou, plus vraisemblablement, d'une grenade de désencerclement projetée à tir tendu ? Seule la police le sait qui, jusqu'à présent, occulte la vérité de diverses manières. Elle prétend qu'il n'y a pas eu de blessé-e-s parmi les opposants alors que l'équipe médicale de la coordination témoigne qu'il y en a eu de nombreux le samedi. La police affirme avoir « découvert un corps » dans la nuit en omettant de mentionner la violence des affrontements à ce moment-là (la préfecture a affirmé que les affrontements se seraient arrêtés vers 21h et omis de dire qu'ils ont repris de plus belle vers minuit). Elle prétend n'avoir pu venir sur place le dimanche pour lancer l'enquête (une fois le crime accompli, la police a brusquement quitté les lieux sans, jusqu'à ce jour, tenté d'y revenir). Nous exigeons que toute la lumière soit faite au plus vite sur cet homicide, par respect pour Rémy, sa famille et ses ami-e-s. Nous souhaitons aussi que les responsables de ce drame soient poursuivis au plus tôt. Et pour nous, le responsable n'est pas seulement le robocop matricule xxx qui a appuyé sur la gâchette samedi soir – et encore moins Rémy. Il s'agit de savoir qui a construit cette situation de violence qui ne pouvait que tourner au drame. Que faisaient donc les forces de l'ordre samedi au Testet, alors que le préfet s'était engagé à ne pas en poster pendant ce week-end, vu les milliers de militants attendus (7000) ? Il n'y avait aucun ouvrier à protéger, ni aucune machine à défendre : la seule qui n'avait pas été évacuée le vendredi avait été brûlée le soir même. Pourquoi donc avoir posté 250 gendarmes mobiles et CRS armés de grenades et de flash-blalls pour garder un petit carré de terre entouré d'un fossé large de plusieurs mètres ? S'agissait-il de protéger les précieux grillages ? Ou bien de générer de la tension et de faire de la provocation ? Les autorités savaient très bien ce qui allait arriver en laissant un engin au Testet le vendredi et en y postant une armada le samedi. A l'heure actuelle où l'inanité du projet de barrage au Testet apparaît au grand jour, à l'heure où tous les mensonges et conflits d'intérêts dénoncés par les opposants depuis des mois ont été confirmés par les investigations des journalistes (Le Monde 24/10 et le Figaro, 26/10) et le rapport des experts ministériels rendu public aujourd'hui, le président du Conseil général et le Préfet du Tarn n'ont plus aucun argument en faveur du barrage si ce n'est de monter en épingle la prétendue violence des opposants. Ils avaient donc besoin de violence samedi. Ils ont provoquée. Elle a coûté la vie à Rémy. Nous sommes sous le choc et adressons nos plus sincères condoléances à ses proches.

La coordination du 25 octobre

PS : Nous exigeons d'ores et déjà qu'une seconde autopsie indépendante soit effectuée et avertissons la préfecture que si le corps n'était pas conservé de sorte à ce que cette contre-expertise soit possible, ce serait une preuve de plus que les autorités veulent cacher la vérité. Nous dénonçons les tentatives de salir la mémoire de Rémy en prétendant que les causes de sa mort seraient liées à son « alcoolémie » ou à sa « violence ».

Rédigé par Collectif du Pays de Morlaix contre l'aéroport de Notre Dame des Landes

Publié le 7 Octobre 2014

Comme déjà annoncé de ci de là, la coordination des opposants au barrage de Sivens organise un grand rassemblement sur site le 25 octobre. Il précèdera une semaine d’activités sur place destinées à renforcer l’occupation. Ils espèrent une participation massive, de toute la France et d’ailleurs !

25 octobre: manif au Testet

Rédigé par Collectif du Pays de Morlaix contre l'aéroport de Notre Dame des Landes